
Un filet de pêche perdu ne disparaît pas simplement au fond de la mer. Selon les estimations d’experts, les engins de pêche abandonnés, perdus ou rejetés représentent environ 10 % de l’ensemble des déchets marins. Le projet européen NETTAG+, coordonné par des chercheurs de l’université de Porto, mise sur plusieurs solutions à la fois : des ateliers pour les pêcheurs, des balises acoustiques pour le matériel, un sonar couplé à l’intelligence artificielle et des robots sous-marins — et, pour finir, vous pouvez vérifier quelle part de responsabilité envers la mer se cache dans vos propres habitudes.

Partout dans le monde, l'élevage de poissons et de crustacés progresse, alors qu'il recule dans l'Union européenne. Comment produire davantage de poissons et d'algues sans renoncer aux objectifs climatiques ? Une brochure de CORDIS passe en revue 26 projets financés par l'UE : des poissons soignés sans antibiotiques, des aliments à base de champignons et d'insectes, des algues cultivées en mer et une aquaculture sans déchets — et à la fin, un petit test montre à quel point votre assiette est « marine ».

Que devient la batterie d'une voiture électrique quand elle ne tient plus la charge ? Loin d'être un simple déchet, elle renferme du lithium, du cobalt, du nickel et du manganèse. Le projet européen BATRAW a montré comment la démonter plus vite grâce aux robots, en récupérer l'essentiel des matériaux et suivre chaque batterie à la trace avec un passeport numérique. Robotique, IA, chimie et informatique s'y croisent — et à la fin, vérifie ce qu'il y a en toi d'ingénieur du recyclage.

Chaque brasserie produit une masse humide dont personne ne veut : les drêches, ces résidus de céréales qui restent une fois le sucre extrait. Le projet européen BioSupPack a cherché ce qu'il y avait vraiment dedans et en a tiré un plastique, le PHA, devenu barquettes, présentoirs et bouteilles. L'histoire dit surtout une chose : le préfixe « bio » ne veut rien dire tant qu'on ignore de quoi le matériau est fait et ce qu'il devient ensuite — un réflexe de vérification sur lequel tu peux te situer en cinq questions.

L'industrie chimique tourne encore largement au gaz et au pétrole : il lui faut de la chaleur, beaucoup, et pendant longtemps. Une équipe européenne explore une autre piste, celle qui consiste à brancher les grandes réactions industrielles directement sur l'électricité du vent et du soleil, à l'aide d'un gaz ionisé qui reste froid. Le projet SCOPE annonce une empreinte carbone réduite de plus de 90 % — un terrain pour qui aime comprendre pourquoi un procédé fonctionne avant de savoir ce qu'il coûte.